Pollution et protection de l'environnement
La laine minérale est le support de culture le plus utilisé ; viennent ensuite les substrats organiques (tourbes blondes, fibres ou résidus de fibres de noix de coco, particules de bois stabilisées), les substrats minéraux expansés (pouzzolanes et autres roches volcaniques, sable et granulats divers) et les substrats de synthèse (mousse d'éther polyuréthane). Le traitement des substrats inorganiques soulève de sérieux problèmes. A elles seules, les laines minérales usagées représentent un volume de 70 000 m3/an. Plus généralement, un hectare de serre rejette tous les 2 ans 60 à 150 m3 de substrats usagés.
Les matériaux plastiques, enveloppes de substrats et paillages du sol sont à l’origine chaque année de 1,5 t/ha de déchets.
Le principal problème reste celui de la surconsommation en eau et de la pollution qui en découle. En effet, la quantité de solution nutritive apportée à la culture est supérieure à ses besoins. L'excédent, qui n'est pas recyclé, est éliminé dans l'environnement immédiat de la serre, polluant ainsi les cours d'eau et les nappes phréatiques. La surconsommation en eau est de 3 000 m3/an pour un hectare de tomate. Ce volume sera rejeté avec les 7,4 tonnes/ha/an de sels minéraux qui n'ont pas été prélevés par la culture.
Estimation des pertes économiques
Les pertes économiques correspondant au mélange eau + engrais qui constituent les solutions drainées, donc perdues, ont été chiffrées à 9800 €/ha en 2000.