Inconvénients

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Problèmes soulevés par l'utilisation des cultures hors sol en horticulture

Inconvénients
Ces dernières années, l'intensification considérable des cultures sous serre a permis des gains de production extraordinaires. Ces progrès ont pour origine l'amélioration du matériel végétal et des techniques de production, mais aussi l'augmentation des intrants. Un serriste du Sud de la France, qui produit 400 t/ha/an de tomates, utilise 300 t de fuel lourd, 50 t de gaz carbonique, 16 t d'engrais, 10 000 m3 d'eau, 120 m3 de substrat, et 1,5 t de matériaux plastiques.

Pollution et protection de l'environnement

Les substrats

La laine minérale est le support de culture le plus utilisé ; viennent ensuite les substrats organiques (tourbes blondes, fibres ou résidus de fibres de noix de coco, particules de bois stabilisées), les substrats minéraux expansés (pouzzolanes et autres roches volcaniques, sable et granulats divers) et les substrats de synthèse (mousse d'éther polyuréthane). Le traitement des substrats inorganiques soulève de sérieux problèmes. A elles seules, les laines minérales usagées représentent un volume de 70 000 m3/an. Plus généralement, un hectare de serre rejette tous les 2 ans 60 à 150 m3 de substrats usagés.

Les plastiques

Les matériaux plastiques, enveloppes de substrats et paillages du sol sont à l’origine chaque année de 1,5 t/ha de déchets.

Les solutions nutritives

Le principal problème reste celui de la surconsommation en eau et de la pollution qui en découle. En effet, la quantité de solution nutritive apportée à la culture est supérieure à ses besoins. L'excédent, qui n'est pas recyclé, est éliminé dans l'environnement immédiat de la serre, polluant ainsi les cours d'eau et les nappes phréatiques. La surconsommation en eau est de 3 000 m3/an pour un hectare de tomate. Ce volume sera rejeté avec les 7,4 tonnes/ha/an de sels minéraux qui n'ont pas été prélevés par la culture.

Estimation des pertes économiques

Les pertes économiques correspondant au mélange eau + engrais qui constituent les solutions drainées, donc perdues, ont été chiffrées à 9800 €/ha en 2000.

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